Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 15:20

 

  Mai 2011. 

  Je delaisse un moment le scénario, pour l'écriture pure et dure.

  Ca donne ça : Nécropolice.

 

 

 

 

 

 

Dernier jour.

Au large de la Norvège.

 

Le bateau tangue au rythme saccadé des vagues, je tente de m’adosser contre la cabine mais j’ai atrocement mal. Mon visage est collé sur le pont gelé du cotre.

Je tire dessus.

Je hurle.

La douleur sur la joue est intense, mais ne dure pas, le froid anesthésiant la blessure, à la vitesse grand V, comme tout le reste de mon corps, excepté cette plaie sanglante à l’abdomen…comme un châtiment divin pour me rappeler que je me suis approché trop près de la vérité.

Et quelle vérité.

Je suis en train de me geler au milieu de nulle part, à des miles nautiques de toutes côtes, comme un clandestin perdu en pleine mer, un oublié de l’humanité qui l’a pourtant crée, car je suis quelque part leur enfant, leur fils indigne, leur bâtard …

Je suis assis contre la paroi de l’habitacle, mes jambes raides devant moi, juste sous le ciel anthracite. J’essaye d’apercevoir quelque chose sur le pont, par réflexe, mais ma vue est parasitée par les tourbillons de flocons de neige, qui tombent drument sur le cotre, désormais immobile et silencieux telle une tombe.

J’aperçois mon flingue, un Manurhin MR 73, à quelques mètres, noir et fragile.

J’essaye de l’attraper par la crosse, je me courbe mais la douleur est trop forte.

Je chavire.

Un flash : moi dans un lit à côté d’une femme endormie. Je ne la reconnais pas/plus.

J’ai mon arme en main.

Le bateau vacille, on vient de me percuter par bâbord. Pas un zodiaque de gardes-côtes venu à ma rescousse, mais plutôt un morceau de glace de la taille d’une maison, loin de sa banquise natale. Il est immense, majestueux, pur comme un dieu Antique perdu dans ce XXIe siècle.

Je lève ma main libre. Elle est maculée de sang. Je dois absolument me prouver que je suis encore vivant, que je n’ai pas passé l’Hadès, que tout ceci est bien réel…

Je vais bien crever noyé. Pas d’une blessure par balle au ventre.

La créature de glace, antédiluvienne, semble me défier malgré l’absence d’yeux.

Je lui souris par bravade.

L’eau glacée commence à recouvrir le pont. Elle remonte lentement vers moi d’une façon fallacieuse, comme si je lui faisais peur, comme si j’étais le dernier homme, comme si j’étais différent, comme si j’étais puissant.

J’arme mon MR73, en recule le percuteur, je pose le canon sur ma tempe et je considère l’immensité ; c’est froid.

L’eau gagne mes bottes, engourdit mes jambes presque mortes, en prenant la direction de mon sexe.

Un flash : moi, seul, valide derrière la barre de ce bateau, dans la grandeur de l’océan nordique.

J’appuie alors sur la détente, le percuteur frappant la base explosive de la balle, la projetant dans le canon, vers ma tête.

Il parait que juste avant de mourir on voit défiler sa vie, comme un film avec cent images par seconde, sans relief, avec un putain de mal au crâne. Moi c’est plutôt autre chose, une sorte de peinture sans couleur, un polaroid noir et blanc sur des images aliénées de mon passé/futur perdu.

Je meurs, sans aucune douleur, ou presque.

 

Le bateau sombre quelques instants plus tard, m’emportant dans les abysses sans fond de l’océan de l’Atlantique. L’iceberg, lui, a disparu aussi brutalement qu’il était apparu…

Comme un fantôme.

Amen.

Par Les Chroniques chimériques de Stanislas
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Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 15:05

 Une planche d'un projet en cours, mème si le rythme est trés lent...

 J'espère qu'avec mon dessinateur nous irons au bout.

  L'histoire le mérite.

Brume-scan-couleur-tradi.jpg

 

Par Les Chroniques chimériques de Stanislas
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Mercredi 12 janvier 2011 3 12 /01 /Jan /2011 13:19

 

Nom de la série : Seamus et Jaysaba (provisoire).
Nombre de tomes : dytique. (Non figé)
Format : 46 planches.

Genre : S.F, Fantastique, drame, western.
Public visé : post-Ado/Adulte.
A propos du scénariste : Passionné.
Style recherché : Épuré, réaliste, mais ouvert à toutes suggestions.
Inspirations : Nausicaa et la vallée des vents, les eaux de Mortelune, le livre d’Eli, Bruce Springsteen, Jeremiah, The Postman, The Road…et toujours Mignola.

Ambiance : Aventure post apocalyptique, romantique, western.

 

 

 

Pitch :

XXII siècle.

95 % de l’humanité a été décimé par la chute d’un énorme astéroïde. Astéroïde provoquant l’ouverture d’une dimension parallèle, déversant sur terre ses flots de morts vivants.

L’humanité restante tentant alors de subsister dans un monde devenu violent et régressif.

 

Deux adolescents frères et sœurs, Jaysaba et Seamus, parcourent l’Europe dévastée à la recherche de leur Père enlevé par des esclavagistes…

 

 

 L'univers proposé navigue entre le post Apo et le steampunk. 

 Certains y verront une resucée de jeux vidéos ou de film,... pour faire court j'écrirais seulement, que seules les inspirations citées plus haut sont à considèrer...

 

 

 Sinon je cherche un créateur de monde, motivé, pret à s'impliquer énormément dans le visuel de cet univers. Ce qui impliquera nécessairement une grosse préparation en amont des planches.

 

 Si quelqu'un est interéssé, qu'il me fasse signe.

 

 Stan.

 

 

Par Les Chroniques chimériques de Stanislas
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Samedi 1 janvier 2011 6 01 /01 /Jan /2011 17:56

                                          NEW EDEN 

 

 

Nom de la série : New Eden (titre provisoire).
Nombre de tomes : 3.
Format : 46 planches
Genre : Polar, S.F, roman noir.
Public visé : post-Ado/Adulte.
A propos du scénariste : Passionné.
Style recherché : Épuré, réaliste, mais ouvert à tous styles efficaces.
Inspirations : Fringe, J. Ellroy, 100 bullets (Eduardo Risso), Sin city (F Miller), Jazz Meynard…

Ambiance : Glauque, roman noir…

 

Pitch : A l’image de l’enquêteur type du roman Hardboiled, Anna T.Welles est une détective privé  tenace, solitaire et meurtrie par l’existence. Une balle coincée dans le crane, pouvant la tuer à tout moments, elle habite dans un hôtel vétuste du centre ville de la Babylone moderne : New York.

 

 Seule, Anna l’est incontestablement depuis qu’elle a perdue son mari et sa fille dans un accident de voiture.  Il ne lui reste plus comme famille qu’un associé jazz man métis, mi-hispanique mi-indien, lui aussi, bien abimé par l’existence, mais solide comme un roc face à l’adversité.

 

 Car il faut être costaud pour vivre dans cette Amérique parallèle mélange improbable des années 30 et des années 60, matinée d’une science flirtant avec l’uchronie.

 

 Et Anna  l’est à coup sur, s’acharnant à faire son boulot le mieux possible.

 

 Un vol est commis dans le grand hôtel de Big Apple, le Huston Hôtel, pour ne pas ébruiter l’affaire, la direction charge Anna de retrouver l’objet disparu : le cerveau cryogenisé d’un scientifique. De son coté, son acolyte, aussi sur l’enquête, se fait plombé dans une petite ville du Dakota du Nord, New Eden.

 Toutes les infos se recoupant sur cette ville, Anna, à bord de sa Stingray 1963, prend la direction de cet endroit perdu, alors que la neige (et les morts) commence (ent) à tomber…

 

 

 

 

 Nains, homme emmitouflé sous un bandage, femmes hypnotisées, scientifique barré, flingue plus gros que le bras, Cadillac customisées, ville enneigée, arbre cimetière, cimetière sous la ville, légende urbaine, cauchemars, greffes improbables, enquête baroque, ville perdue, néo nazis,  Dashiell Hammett, roman noir, sang sur la neige…

 Tous les ingrédients, ou presque de New Eden.

 

 

Par Les Chroniques chimériques de Stanislas
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Dimanche 5 septembre 2010 7 05 /09 /Sep /2010 16:52

 Quelques infos suuplémentaires sur le projet Sibérie.

 

 Au niveau des persos : 

 

Juda Koriakski.

Description.

 Personnage principal de l’histoire, Juda est un homme de 35 ans de type slave.

 Il mesure 1.80m avec une musculature discrète mais bien dessiné.

 Son corps porte quelques stigmates de sa vie passé.

 

Caractère et motivation.

  Silencieux et solitaire, il apprécie moyennement la compagnie des autres.

  Il préfère une solitude plus protectrice.

  La projection dans l’avenir n’est pas son fort, calcule peu.

 

  La vie carcérale l’a un peu cassé mentalement, son regard s’est quelque peu éteint.

 

Divers.

  C’est un ancien soldat d’élite du corps des Spestnaz, décoré par le président pour actes de bravoures durant la guerre d’Ukraine.

  Mais lors des émeutes de Moscow, il s’oppose à l’autorité de son supérieur, qui lui demande de tirer dans la foule ; il  refuse et tue le colonel.

  Arrêté, il est envoyé en prison, puis au goulag d’Alkonost. 

 

  Une cicatrice de plusieurs centimètres est visible à la base de son occiput, avec un code barre tatoué dessous.

  

  Il est considéré comme le prisonnier le plus dangereux de Russie.

 

 

 Quelques infos au niveau du bestiaire  :

 

Les fstracts.

 Poissons mutants serpentiformes, originaire de la mer polluée de Barents. Il mesure entre 2.00m et 3.00m de long, et pèse environ  45 kg.

  Les fstracts ont un nombre considérable de dents. Elles sont  disposées autour de sa gueule et sont extrêmement pointues.

  Les fstracts mangent de tout.

 Génétiquement modifié par la mer Arctique, leur chair a gagné en saveur, devenant un met très apprécié par la notables de Moscou.

 

 Un effet psychotrope est possible lors de consommations massives.

 

 

Le Mammouth.

  En 2018 le mammouth de Sibérie ressemble presque à son glorieux ainé. De taille identique (environ 5.5 mètres de haut), l’éléphantidé se différencie  par un pelage gris sale et des défenses extrêmement longues touchant souvent le sol.

  Son comportement a quelque peu changé…il n’a pas plus peur de l’homme.

  Malheureusement irradié, le mammouth est en voie d’extension.

  On ne compte plus qu’un troupeau de pachydermes dans toute la Russie, concentré dans la zone contaminée.

 

   

  Voila...

 

 

 

 

 

 

Par Les Chroniques chimériques de Stanislas
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